C’est l’un des sujets les plus tabous de la sexualité masculine.
Et pourtant, l’éjaculation rapide (ou “précoce”, comme on l’appelle souvent) concerne, à des degrés divers, jusqu’à un homme sur trois au cours de sa vie. À Thiant, Valenciennes, comme ailleurs, ce n’est ni une “honte intime”, ni un signe d’échec. C’est un sujet de santé sexuelle. Et ça se prend en charge.
L’éjaculation rapide, c’est quoi exactement ?
Posons les mots justes : il ne s’agit pas seulement d’ “aller trop vite”.
Selon les sexologues et les définitions médicales, on parle d’éjaculation rapide lorsqu’on retrouve trois critères principaux :
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Une éjaculation qui survient très rapidement après la pénétration (souvent moins de 1 à 3 minutes).
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Une difficulté à contrôler ou retarder l’éjaculation, malgré la volonté de le faire.
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Une gêne, une frustration, voire une souffrance chez la personne ou dans le couple.
En clair ? C’est une question de contrôle perçu et de vécu — pas de chronomètre imposé par une norme imaginaire.
Non, ce n’est pas “rare” ou “une affaire de jeunes”
Contrairement aux idées reçues, l’éjaculation rapide peut toucher à tout âge, avec ou sans partenaire, et même après des années de sexualité “sans souci”. Les études sont claires : entre 5 % et 15 % des hommes vivent une forme persistante, et beaucoup plus font l’expérience d’une rapidité occasionnelle.
En sexothérapie, on distingue deux formes :
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“Depuis toujours” : la rapidité est présente dès les premiers rapports.
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“Acquise” : elle apparaît après une période où tout semblait stable.
Dans les deux cas, on peut agir.
Mais d’où ça vient, au juste ?
On aimerait parfois une réponse unique. Mais il n’y en a pas.
L’éjaculation rapide, c’est un croisement subtil entre biologie, émotions et scénario de vie. Parmi les pistes les plus courantes :
- Un réflexe neurobiologique très réactif
- Une pression de performance (réelle ou imaginée)
- Une croyance tenace : “c’est la pénétration qui compte le plus”
- Un contexte de stress, de douleurs (ex : prostate) ou de difficultés érectiles
- Des habitudes ancrées dès l’adolescence (masturbation “rapide et discrète”)
- Parfois, des facteurs médicaux (thyroïde, inflammation)
Tout ça compose un terrain qui peut rendre l’éjaculation plus rapide… et la rendre aussi difficile à contrôler.
Et si le problème n’était pas la vitesse, mais le silence ?
L’éjaculation rapide fait mal — non pas parce qu’elle dure “trop peu de temps”, mais parce qu’elle renvoie à des idées de performance, de virilité ou d’échec. Elle touche l’estime, le lien au corps, la confiance dans la relation.
Et surtout : elle se vit dans le silence. Alors qu’elle se traite mieux dans la parole.
Entre les techniques corporelles, les accompagnements psycho-sexuels, les traitements locaux ou médicamenteux, et la révision de nos “scénarios sexuels”, il existe bien plus de solutions qu’on ne le pense.
Où trouver de l’aide ?
Marina Wallet est sexothérapeute et thérapeute de couple à Thiant, entre Valenciennes et Denain. Elle accompagne les personnes et les couples, quels que soient leur genre ou leur orientation, avec une approche humaine, confidentielle et engagée. Ce contenu est informatif et ne remplace pas une consultation thérapeutique personnalisée.
En savoir plus sur mon accompagnement en sexothérapie et thérapie de couple
Références (sélection)
ISSM (2022), AUA/SMSNA Guidelines (2020), Waldinger et al. (2005), Serefoglu et al. (2016), McCarty et al. (2015), revues 2023–2024.