La baisse de désir dans le couple est l’un des motifs de consultation les plus fréquents en sexothérapie et en thérapie de couple. Pourtant, elle reste l’une des situations les plus déroutantes à vivre. Quand le désir change, beaucoup se demandent s’il faut s’inquiéter, patienter, se forcer ou en parler encore. Rarement, on se demande ce que cette baisse vient dire du lien lui-même. Cet article n’a pas vocation à vous donner des solutions toutes faites. Il vise à poser un cadre clair pour comprendre quand la baisse de désir devient un signal à prendre au sérieux.
La baisse de désir : un phénomène courant, mais rarement anodin
Les études montrent que le désir sexuel fluctue tout au long de la vie et de la relation. Il n’est ni stable, ni linéaire, ni automatique. Selon une revue publiée dans The Journal of Sexual Medicine, les variations de désir concernent une majorité de couples à un moment ou un autre de leur parcours (Levine, 2003). Ce qui pose problème, ce n’est donc pas la baisse de désir en elle-même, mais le sens qu’on lui attribue, le silence qui l’entoure et les stratégies d’évitement qui s’installent. Dans de nombreux couples, le désir devient un baromètre implicite de l’amour, de la valeur personnelle ou de la solidité du lien. Et c’est là que la confusion commence.
Désir sexuel et amour : une confusion fréquente
La baisse de désir est souvent interprétée comme une baisse d’amour, ou comme un désintérêt pour l’autre. Cette lecture est compréhensible, mais rarement juste. Le désir réagit à la sécurité émotionnelle, à la pression ressentie, aux non-dits et aux déséquilibres relationnels. Lorsqu’il baisse, ce n’est pas nécessairement le sentiment amoureux qui s’éteint, mais la capacité du contexte à soutenir l’élan. Ce décalage entre ce que l’on ressent et ce que l’on croit comprendre est l’un des premiers points de blocage.
Quand le désir baisse : ce que l’on regarde rarement
Lorsqu’une baisse de désir s’installe, la tentation est de chercher une cause évidente : fatigue, stress, charge mentale, routine. En réalité, la question centrale n’est pas toujours pourquoi le désir baisse, mais ce que cette baisse révèle de la dynamique du couple. Très souvent, le désir devient l’endroit où se manifestent des tensions qui n’ont pas trouvé d’autre voie d’expression.
Quand la baisse de désir devient un facteur de souffrance
Il y a une différence fondamentale entre avoir moins envie et souffrir de cette situation.
La souffrance apparaît généralement lorsque :
– l’écart de désir entre les partenaires devient source de tension
– l’un se sent rejeté, l’autre se sent sommé de répondre
– la sexualité devient un terrain de négociation, de reproches ou d’évitement – le dialogue se fige autour de la question
À ce stade, le problème n’est plus seulement sexuel. Il touche à l’estime de soi, à la sécurité affective et au lien.
Pourquoi vouloir régler le problème seul·e atteint vite ses limites
Beaucoup de couples tentent d’avancer seuls, avec sincérité. Mais sans cadre extérieur, les mêmes schémas se répètent : l’un insiste, l’autre se protège ; l’un explique, l’autre se ferme. Ce n’est pas un manque de volonté mais une limite relationnelle : certaines situations ne se transforment pas de l’intérieur du couple.
Ce que permet un accompagnement
Consulter ne consiste pas à recevoir des conseils sexuels. L’accompagnement offre surtout un espace sécurisé pour comprendre ce qui se joue sous la surface, remettre du dialogue là où il s’est figé, et redonner une place juste au désir — sans pression, ni évitement.
Quand consulter ?
Il est pertinent de consulter lorsque :
– la baisse de désir dure et vous inquiète
– les discussions tournent en boucle ou sont évitées
– la sexualité devient une source de tension ou de tristesse
– vous ne savez plus comment en parler sans blesser ou vous taire
Attendre que « ça passe » est rarement une stratégie efficace lorsque le malaise s’installe.
La baisse de désir dans le couple n’est ni une faute, ni une fatalité. C’est un signal. Lorsqu’il devient source de tension, de tristesse ou de distance, il mérite mieux que des tentatives solitaires ou des réponses génériques. Les consultations en sexothérapie et thérapie de couple offrent un cadre professionnel, confidentiel et respectueux pour explorer ces questions. Vous pouvez prendre rendez-vous directement via le site.
Où trouver de l’aide ?
Marina Wallet est sexothérapeute et thérapeute de couple à Thiant, entre Valenciennes et Denain. Elle accompagne les personnes et les couples, quels que soient leur genre ou leur orientation, avec une approche humaine, confidentielle et engagée. Ce contenu est informatif et ne remplace pas une consultation thérapeutique personnalisée.
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Références
- Basson, R. (2000). The female sexual response: A different model. Journal of Sex & Marital Therapy.
- Levine, S. B. (2003). The nature of sexual desire. Journal of Sex & Marital Therapy.
- Bancroft, J., & Janssen, E. (2000). The dual control model of sexual response. Neuroscience & Biobehavioral Reviews.