On s’aime… mais on n’est plus heureux : rester ou partir ?

Publié le 5 mai 2026 à 18:04

C’est une phrase qu’on ne dit pas tout de suite. Elle arrive doucement, souvent après des mois, parfois des années. “Je l’aime… mais je ne suis plus heureux·se.” Il n’y a pas forcément de crise, ni de rupture, mais juste quelque chose qui ne va plus, quelque chose qu’on n’arrive pas à nommer, mais qu’on ressent très clairement. Et puis un jour, la question se pose : Est-ce que ça suffit, d’aimer ?

Si cette question vous traverse en ce moment, vous n’êtes pas seul·e. Vous pouvez en parler ici.

Quand l’amour ne suffit plus à faire lien

On a longtemps cru que l’amour était le pilier central du couple. Mais les recherches en psychologie relationnelle racontent une autre histoire : ce qui maintient une relation dans le temps, ce n’est pas seulement l’attachement, mais la qualité du lien au quotidien : la manière de se parler, de se comprendre, de traverser les tensions et les problèmes. Le psychologue John Gottman décrit ce phénomène comme une “érosion du lien émotionnel”. Pas une rupture brutale, mais plutôt une usure progressive : moins d’échanges, plus de malentendus, et une distance qui s’installe sans qu’on sache vraiment quand tout a commencé à changer. On peut alors continuer à partager un quotidien, tout en ayant le sentiment d’être de plus en plus seul·e dans la relation. Si vous vous reconnaissez dans cette situation, ce n’est pas un détail, mais c’est souvent le signe que quelque chose, dans le lien, a besoin d’être regardé autrement.

coeur érodé dans de la roche, rempli d'eau

Rester par attachement… ou partir pour se préserver ?

Quand le malaise s’installe, une tension apparaît. On reste parce qu’on aime, et on doute parce qu’on souffre. Ce tiraillement est loin d’être irrationnel. Les travaux de Sue Johnson montrent que les relations affectives activent des mécanismes profonds de sécurité émotionnelle. Quitter une relation, même insatisfaisante, peut être vécu comme une perte majeure par le cerveau. C’est pour cela que certaines décisions prennent du temps. Ce n’est pas une question de volonté mais une question d’attachement. Mais rester, parfois, a aussi un coût : fatigue émotionnelle, frustration, sentiment de passer à côté de soi. La question évolue alors : “Est-ce que je l’aime ?” devient “Est-ce que je peux continuer comme ça ?” Et c’est souvent à ce moment-là que les choses commencent vraiment à bouger.

Quand cette question revient souvent, ce n’est pas anodin. C’est souvent le bon moment pour poser les choses dans un cadre sécurisant.

cadenas affichant un coeur, symbolisant l'amour, l'attachement et la sécurité

Décider seul·e… ou saisir ce qui se joue derrière les apparences

Face à ce type de situation, beaucoup cherchent une réponse rapide : rester ou partir. Mais la réalité est rarement aussi tranchée. Parfois, le lien est abîmé mais encore vivant, parfois, il s’est profondément transformé, et parfois, ce n’est pas la relation qu’il faut quitter mais la manière dont elle fonctionne aujourd’hui. C’est précisément ce qui peut être exploré en thérapie : mettre des mots sur ce qui ne va plus, comprendre ce qui s’est déplacé, et voir s’il existe encore un espace pour reconstruire quelque chose. Vous n’êtes pas obligé·e de prendre cette décision seul·e, ni d’attendre que la situation se dégrade davantage. Parfois, un espace de parole suffit à retrouver de la clarté, non pas pour décider à votre place mais pour vous permettre de décider en étant au clair avec vous-même. Si cette question vous traverse en ce moment, vous pouvez en parler.
C’est exactement le type de situation que j’accompagne en consultation.

Vous n’êtes pas obligé·e de décider seul·e. Comprendre ce qui se joue peut déjà changer beaucoup de choses.

femme qui se cache

Sources

  • Gottman, J. & Silver, N. (2015). Les couples heureux ont leurs secrets

  • Johnson, S. (2008). Hold Me Tight: Seven Conversations for a Lifetime of Love

  • Karney, B.R. & Bradbury, T.N. (2020). Research on marital satisfaction and stability, Journal of Marriage and Family

  • American Psychological Association (APA), recherches sur la satisfaction conjugale et la communication (2019–2022)

Thérapie de couple à Thiant – Valenciennes

J’accompagne les couples et les personnes qui traversent des difficultés relationnelles ou sexuelles. Les consultations permettent d’aborder les conflits de couple, la communication, la distance émotionnelle, les difficultés sexuelles ainsi que les périodes de crise ou de transition. Mon approche est directe, humaine, et orientée vers la compréhension et le mouvement. Si votre couple traverse une période difficile, vous n’êtes pas obligé·e de rester seul·e face à la situation.

Où trouver de l’aide ?

Marina Wallet est sexothérapeute et thérapeute de couple à Thiant, entre Valenciennes et Denain. Elle accompagne les personnes et les couples, quels que soient leur genre ou leur orientation, avec une approche humaine, confidentielle et engagée. Ce contenu est informatif et ne remplace pas une consultation thérapeutique personnalisée.

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