Je l'aime… mais je suis malheureux(se). Pourquoi ces deux réalités peuvent coexister ?

Publié le 6 juillet 2026 à 09:42

"Je l'aime, alors pourquoi suis-je aussi malheureux(se) ?" C'est une question que beaucoup de personnes se posent en silence parce qu'elle fait peur. On a souvent appris que l'amour devait suffire. Alors, quand la souffrance s'installe, on en vient à douter de tout : de son couple, de ses sentiments, et parfois même de soi. Pourtant, aimer quelqu'un et souffrir dans sa relation ne sont pas incompatibles, et comprendre cette nuance peut déjà changer la manière dont on regarde sa situation.

Peut-on aimer quelqu'un et être malheureux dans son couple ?

Oui, et cela arrive bien plus souvent qu'on ne l'imagine : on peut aimer son partenaire tout en ayant le sentiment de ne plus être compris, entendu ou soutenu, on peut continuer à admirer certaines de ses qualités tout en souffrant de disputes répétées, d'une distance qui s'est installée ou d'une intimité qui s'est peu à peu effacée. L'amour est un sentiment, et le bien-être dans une relation dépend de beaucoup d'autres éléments : la communication, la confiance, le respect, le soutien mutuel, la manière de traverser les difficultés ensemble. C'est pour cela qu'aimer ne garantit pas toujours d'être heureux dans son couple.

Ce que j'observe souvent en cabinet

Beaucoup de personnes arrivent avec cette phrase : « Je culpabilise… parce que je l'aime encore. » Elles pensent devoir choisir entre deux explications : si je souffre, c'est que je ne l'aime plus ou si je l'aime, je dois rester.

La réalité est souvent bien plus nuancée !

Pourquoi cette souffrance apparaît-elle ?

Contrairement à ce que l'on imagine, ce n'est pas toujours un grand événement qui fragilise un couple. La souffrance s'installe souvent progressivement. Une discussion que l'on repousse, des besoins que l'on n'exprime plus, une fatigue qui prend toute la place, la sexualité qui devient source de tension plutôt que de complicité, des conflits qui reviennent toujours au même point. Petit à petit, la relation cesse d'être un endroit où l'on se sent pleinement bien. Et un jour, une pensée apparaît : « Je l'aime… mais je ne suis plus heureux(se). »

Vous vous reconnaissez dans cette situation ?

Si plusieurs passages de cet article font écho à ce que vous vivez, ne minimisez pas ce ressenti. Mettre des mots sur une souffrance est souvent la première étape avant de retrouver de la clarté.

➡️Découvrir comment se déroule une première consultation

Les idées reçues qui entretiennent la culpabilité

« Si je souffre, c'est que je ne l'aime plus. » Pas forcément, car il est possible d'aimer quelqu'un tout en souffrant de la manière dont la relation fonctionne aujourd'hui. « Tous les couples finissent par vivre ça. » Tous les couples traversent des périodes difficiles, mais cela ne signifie pas que la souffrance durable soit une fatalité. « Si je pars, c'est que je n'ai pas assez essayé. » : beaucoup de personnes restent longtemps par culpabilité, d'autres partent trop vite par découragement. Il n'existe pas de règle universelle. Chaque histoire mérite d'être comprise dans sa singularité !

Pourquoi est-il si difficile d'y voir clair ?

Parce que plusieurs émotions coexistent : on peut aimer son partenaire, et en même temps être triste, être en colère, avoir peur de le perdre, avoir peur de reste, ou même culpabiliser à l'idée de partir. Quand toutes ces émotions se mélangent, il devient très difficile de prendre du recul, et c'est souvent ce qui pousse les personnes à chercher des réponses sur Internet. Non pas parce qu'elles veulent qu'on décide à leur place, mais parce qu'elles ont besoin de comprendre ce qui leur arrive.

Ce que j'observe souvent en cabinet

Les personnes ne viennent pas chercher une réponse toute faite, elles viennent chercher de la clarté. Très souvent, elles savent déjà ce qu'elles ressentent. Ce qui leur manque, c'est un espace pour distinguer ce qui relève de l'amour, de la peur, de l'habitude ou de la culpabilité.

 

Pour aller plus loin : Peut-on aimer quelqu'un et se sentir seul·e dans son couple ? Pourquoi certaines personnes restent dans une relation qui les fait souffrir ?

Comprendre est une première étape

Personne ne peut répondre à cette question sans connaître l'histoire, le couple et ce que chacun est prêt à construire. En revanche, comprendre pourquoi on se sent partagé(e) est souvent le premier pas vers une décision plus apaisée. Et parfois, lorsque les émotions prennent toute la place, un regard extérieur permet d'y voir plus clair, sans jugement et sans chercher à décider à votre place.

Peut-être que, pendant votre lecture, vous vous êtes surpris à penser : "C'est exactement ce que je vis." Si c'est le cas, ne restez pas seul(e) avec ces questions. Comprendre est souvent la première étape, la suivante consiste parfois à pouvoir en parler dans un espace neutre et bienveillant. Si vous souhaitez être accompagné(e), je vous accueille à mon cabinet de Thiant, près de Valenciennes, pour des consultations en thérapie de couple ou en accompagnement individuel.